Le comté de Galway se situe dans l’une des régions d’Irlande où le gaélique est le plus vivace (Gaeltacht). La fête a ici très souvent cours, car les festivals se succèdent toute l’année. Des paysages sauvages des îles Aran à la très charmante Galway, le comté est également la porte d’entrée du Connemara. Situé donc au carrefour de quelques-uns des sites les plus touristiques d’Irlande, Galway est très prisé des visiteurs. Et l’année 2020 ne va pas faire démentir ces statistiques, puisque la cité de l’Ouest irlandais a été désignée Capitale Européenne de la Culture pour les douze prochains mois.

Charme et culture

Il faut dire que Galway a tout pour plaire : un centre animé, une population très jeune, des rues attrayantes avec leurs façades décorées, leurs enseignes de pubs et leurs boutiques originales. De Galway, on rejoint facilement le Connemara, les falaises de Moher ou le Burren, ce qui explique d’ailleurs la quantité d’agences de voyages disséminées dans la ville, qui offrent toutes formules de voyages et tours organisés. On croise ici beaucoup d’Américains ou de jeunes hippies en escale, dans cette ville aussi considérée comme la capitale de la musique irlandaise. Une atmosphère de va-et-vient permanent anime Galway et l’on observe, parfois avec étonnement, la quantité de jeunes dans les rues.

Pour 2020, Galway a été désignée Capitale Européenne de la Culture. Troisième ville irlandaise à accueillir cet événement après Dublin en 1991 et Cork en 2005, Galway a remporté en 2016 ce titre pour l’année 2020. La ville s’est beaucoup préparée et souhaite profiter de cette couverture médiatique pour promouvoir son patrimoine et son dynamisme culturel à travers l’organisation d’expositions, de festivals et autres événements.

Un peu d’histoire

Galway, dont le nom gaélique est Gaillimh, « rivière caillouteuse », était la ville des Tribus. Ces Tribus étaient les quatorze familles de souche normande qui régnèrent sur le commerce de la ville dès le XIIIe siècle : les Athy, Blake, Bodkin, Browne, Deane, Darcy, Font, French, Joyce, Kiravan, Lynch, Martin, Morris, Sherret. La ville entretint par la suite des échanges commerciaux fructueux avec l’Espagne (Spanish Arch), avant d’être assiégée par les troupes de Cromwell. À partir de la deuxième moitié du XVIIe siècle, la ville tomba en déclin, et ce n’est qu’assez récemment que l’on a assisté à un renouveau économique.

Des ponts à la cathédrale

En se baladant à Galway, on emprunte quelques ponts remarquables au-dessus du fleuve Corrib. Vieux de plus de 400 ans, avec sa façade en pierre très bien restaurée, le Bridge Mills, le pont du moulin, vaut le détour. D’ailleurs, pour ceux qui poseraient leurs valises à Galway pendant les mois d’été, le pont du moulin fête ses origines médiévales avec des banquets médiévaux, des costumes d’époque, ainsi que des divertissements typiques de cette période. Une manifestation très sympa à ne pas manquer.

Le Salmon Weir Bridge, le « pont du barrage de saumon » (traduit littéralement), a été lui construit en 1818 dans le but de relier le tribunal à la cathédrale, mais aussi pour effectuer un raccordement avec la route principale du Connemara. Depuis ce pont, vous pourrez apercevoir des pêcheurs à la mouche et, en mai-juin, des saumons qui remontent de la mer vers les lacs.

Il sera alors temps de découvrir la cathédrale catholique de Galway, qui est aussi appelée (simplement !) Cathedral of Our Lady Assumed into Heaven and St Nicholas. Bâtie entre 1958 et 1965 près de Salmon Weir Bridge, sur l’emplacement d’une ancienne prison, elle est l’une des cathédrales de pierres les plus récentes d’Europe. Dédiée à la Vierge de l’Assomption et à saint Nicolas, cette cathédrale imposante frappe par sa taille, la hauteur de sa nef et son remarquable dôme, entièrement recouvert de cuivre, s’élevant à plus de 44 mètres. Le chœur est doté d’un bel éclairage jaune venant des immenses vitraux. Le dessin des rosaces florales seul contredit un peu la sévérité de l’ensemble. Immense et majestueuse, la cathédrale de Galway témoigne de l’importante présence du catholicisme dans la vie des Irlandais.

Après sa visite, direction le Eyre Square. Bordée de bâtiments du XIXe siècle, cette place aux ornements hétéroclites, au centre de Galway, a complètement été rénovée, et les habitants regrettent la disparition des arbres qui faisaient tout le charme de la place. Dorénavant bien épurée et bétonnée, la place reste toujours un haut lieu de détente pour tous, surtout en fin d’après-midi. C’est là que John F. Kennedy prononça un discours, en 1963, peu de temps avant son assassinat, et la place lui est dédiée.

D’autres visites immanquables

On ne se refusera ensuite pas le plaisir d’une visite au musée de Galway, le Galway City Museum, au moins pour accéder à la terrasse qui n’est autre que la Spanish Arch (portes d’enceinte de la ville) d’où l’on jouit d’une vue panoramique sur la baie de Galway. Le musée permet de découvrir des objets de toutes sortes en relation avec l’histoire de la ville, comme des outils de la ferme, des morceaux d’anciennes machines, du matériel militaire…

Quant à la Spanish Arch, dont le nom remonte au siècle dernier, à l’époque du commerce avec l’Espagne, est tout ce qu’il reste d’un fort du XVIIe siècle connu sous le nom de Ceann na Bhalla (« Fin du Mur ») sur la rive du Lough Corrib.

Il faudra aussi jeter un œil au Lynch’s Castle, situé en pleine ville, et devenu aujourd’hui le siège de Allied Arish Bank. Datant du XIVe siècle (bien que la majeure partie de sa structure actuelle fût construite au XVIe siècle), il est surtout fameux pour ses bas-reliefs d’armoiries et pour son histoire. Elle rapporte, en effet, qu’au XVe siècle le maire de la ville, James Lynch, dut lui-même condamner à mort et pendre son propre fils qui avait tué un jeune Espagnol, invité par ce père inflexible alors en relation avec un marchand espagnol de Cadix. Certains suggèrent que le terme « lyncher » viendrait de là.

Puis, place à St Nicolas’ Church, la plus grande église médiévale d’Irlande, construite par la famille Lynch vers 1320, est dédiée à saint Nicholas de Myra, patron des marins. Depuis l’occupation de Galway par les Anglais avec Cromwell, en 1652, c’est une église protestante.

Enfin, il ne faudra pas louper le Kenny’s Bookshop & Art Gallery. Cette adresse est une institution non seulement à Galway, mais dans toute l’Irlande. L’établissement existe depuis 1940 et l’on y vend gravures, livres anciens et d’occasion. Son fonds de livres disponibles est le plus important du pays. Une partie de l’édifice abrite une galerie, exclusivement réservée aux peintres irlandais contemporains. Un haut lieu de la culture dans la ville. Même si les lieux de culture vont se multiplier en cette année 2020.

 

Infos futées

 

Quand ? L’Irlande se visite idéalement entre mai et septembre. Mais l’Irlande se prête à merveille aux séjours hors saison. Et avec une multitude de vols directs vraiment pas chers depuis toutes les régions françaises, il est très facile de s’y rendre, ne serait-ce que pour un week-end. Consultez la programmation des événements culturels de cette année 2020 pour programmer votre escapade irlandaise.

 

S’y rendre. Galway est relié aux grandes villes comme Dublin par le train (www.irishrail.ie), et aux petites comme Ballina par la compagnie nationale de bus (www.buseireann.ie).

Trouvez votre vol au meilleur prix - Comparez

Louez votre voiture au meilleur prix - Comparez

 

Utile. Pour préparer au mieux son séjour irlandais.

OFFICE DE TOURISME DE GALWAY - Plus d’informations sur le site

GALWAY, CAPITALE EUROPÉENNE DE LA CULTURE - Plus d’informations sur le site

Réservez votre hébergement aux meilleures conditions – Comparez

Obtenir un devis d’une agence locale pour un voyage sur mesure - Demander

Trouvez une activité culturelle ou sportive – Trouvez

Organiser un voyage en groupe - Demander un devis